Le Commodore

Visionnaire ou escroc ? Génie ou imposteur ? Peu d’hommes ont suscité autant de passions et de controverses que Lafayette Ronald Hubbard, plus connu sous les initiales L. Ron Hubbard. Fondateur de la Scientologie, l’une des nouvelles religions les plus influentes et controversées du 20e siècle, Hubbard fut tour à tour écrivain à succès, explorateur intrépide, philosophe iconoclaste et leader charismatique idolâtré par des millions d’adeptes.

Mais derrière le personnage public aux multiples facettes se cache une personnalité complexe et insaisissable. De son enfance nomade dans l’Amérique profonde à ses années tumultueuses au sein de la Marine, de ses incursions dans l’occulte à la création de la Dianétique et de la Scientologie, la vie de Hubbard se lit comme un roman d’aventures. Un roman toutefois jalonné de zones d’ombre, de mystères et de secrets bien gardés.

À travers cette biographie fouillée, découvrez l’histoire singulière et rocambolesque du fondateur de la Scientologie. Plongez dans les arcanes d’une existence hors du commun qui continue de susciter autant de passion que de répulsion. Et peut-être, au terme de ce voyage, parviendrez-vous à percer le mystère de cette figure inclassable qui fascine autant qu’elle dérange.

La légende

Dans la version légendaire de la vie de L. Ron Hubbard telle qu’elle est souvent présentée aux membres de l’Église de Scientologie, il est décrit comme un prodige dès son plus jeune âge. Né en 1911 à Tilden, Nebraska, il est le fils d’un officier de la Marine et d’une enseignante. Selon cette version embellie, Hubbard aurait commencé à lire très tôt et aurait atteint le rang d’Eagle Scout à l’âge impressionnant de 13 ans. Son père, étant un officier de la Marine, aurait emmené la famille dans divers endroits exotiques, enrichissant ainsi la perspective mondiale du jeune Hubbard. Il aurait même voyagé en Asie pendant son adolescence pour rencontrer des lamas tibétains et des sages, acquérant ainsi une profonde compréhension de l’esprit et de la spiritualité.

En tant qu’étudiant, il aurait excellé académiquement et dans diverses activités parascolaires comme l’aviation et la voile. Toutes ces expériences formatives sont présentées comme les pierres angulaires sur lesquelles il a construit plus tard la Dianétique et la Scientologie. Il est important de noter que cette version de sa vie est souvent contestée par des sources externes et des chercheurs indépendants.

Hubbard est souvent décrit comme un héros de guerre courageux qui a servi avec distinction dans la Marine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon ces récits, il aurait survécu à des blessures de guerre graves et aurait même été aveuglé, pour ensuite se guérir lui-même en utilisant les techniques qui jetteraient les bases de la Dianétique.

Après la guerre, Hubbard aurait écrit « Excalibur, » un ouvrage qui, bien qu’inédit, est souvent cité comme le précurseur de la Dianétique et de la Scientologie. Selon la légende, ce manuscrit était si puissant que quiconque le lisait était transformé ou déstabilisé à jamais.

En 1950, il publie « Dianetics: The Modern Science of Mental Health, » qui devient un best-seller instantané et jette les bases de la Dianétique, une nouvelle « science de l’esprit ». Puis, en 1952, il fonde la Scientologie, une religion qui promet l’éveil spirituel et la liberté totale de l’âme, ou « Thétan ».

Tout au long de sa vie, Hubbard aurait continué à développer et à étendre la doctrine de la Scientologie, malgré l’opposition et les persécutions de ceux qui ne comprenaient pas sa vision. Il est souvent présenté comme un martyr, luttant contre les forces du mal pour apporter la vérité et la liberté à l’humanité.

Hubbard est décédé en 1986, mais dans le récit légendaire, il aurait volontairement quitté son corps physique pour continuer ses recherches sur un autre plan d’existence, laissant derrière lui un héritage durable qui continue de transformer des vies à travers le monde.

Jeunesse

L. Ron Hubbard est né le 13 mars 1911 à Tilden, dans le Nebraska. Ce lieu de naissance situe ses origines dans le Midwest américain, une région souvent associée à des valeurs traditionnelles et un mode de vie rural. Il était le fils de Harry Ross Hubbard et Ledora May Hubbard. Son père était un ancien officier de la marine américaine, ce qui a imposé à la famille un mode de vie nomade. Sa mère, Ledora May, était enseignante de profession. L. Ron Hubbard était fils unique, ce qui a éliminé les dynamiques fraternelles qui pourraient avoir influencé son développement personnel et son caractère. Le milieu familial dans lequel Hubbard a grandi était structuré autour des exigences et des obligations de la carrière militaire de son père. Cette instabilité a probablement contribué à son désir d’exploration et d’aventure.

Éducation et Influences Précoces

L. Ron Hubbard a reçu une éducation formelle assez traditionnelle. Il a fréquenté des établissements scolaires à Washington, D.C., et plus tard, il a étudié à l’Université George Washington, bien qu’il n’ait pas obtenu de diplôme. En plus de ses études, Hubbard s’est engagé dans plusieurs activités parascolaires, y compris l’écriture et la voile. Ces expériences ont enrichi son éducation formelle et ont eu une influence durable sur ses œuvres futures. Parmi les influences qui ont façonné le jeune Hubbard, on note l’importance de la littérature de science-fiction et d’aventure, ainsi que l’influence de figures comme son propre père et des écrivains tels qu’Edgar Rice Burroughs.

Service Militaire

L. Ron Hubbard a rejoint la Marine américaine en 1941, peu avant l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. Après son enrôlement, il a été envoyé dans diverses bases navales pour suivre une formation initiale. Hubbard a ensuite été affecté à plusieurs postes au sein de la Marine, y compris des rôles administratifs et de commandement. Il a exercé divers rôles et responsabilités tout au long de son service militaire. À divers moments, il a été chargé de la navigation, du renseignement et même du commandement de petites unités. Durant son service militaire, Hubbard a été impliqué dans plusieurs événements notables, bien que la véracité de certains soit sujette à controverse. Hubbard a affirmé avoir été blessé au combat et avoir servi dans des zones de combat actives; cependant, ces déclarations ont été remises en question par des recherches ultérieures et des registres militaires. La vie de L. Ron Hubbard après son service militaire est une période fascinante qui mérite une attention particulière. Après avoir quitté la Marine, il a traversé une phase de transition vers la vie civile qui a été marquée par des expériences diverses. Son temps dans le service militaire a eu un impact indéniable sur ses années ultérieures, notamment en influençant ses écrits et ses activités.

Excalibur et Influences Occultes

Après son service militaire, L. Ron Hubbard a exploré le monde des idées et de l’occultisme, aboutissant à la conceptualisation d’Excalibur, un ouvrage jamais publié mais souvent mentionné. Ce manuscrit abordait des questions philosophiques et existentielles, allant de la nature de la réalité à la psychologie humaine. L. Ron Hubbard a fait plusieurs tentatives pour publier « Excalibur », mais sans succès. Durant sa période d’association avec Jack Parsons, L. Ron Hubbard a participé à divers rituels et pratiques occultes. Ces activités étaient en grande partie influencées par les enseignements d’Aleister Crowley et impliquaient souvent des rites complexes et des incantations. L’impact des influences occultes sur les œuvres ultérieures de L. Ron Hubbard est un sujet de débat continu. Cependant, il est indéniable que ses expériences avec des figures comme Jack Parsons et Aleister Crowley ont laissé une empreinte sur ses idées et sa philosophie.

Dianétique

La Dianétique, souvent considérée comme le prélude à la Scientologie, a été conceptualisée par L. Ron Hubbard dans les années 1950. L’ouvrage « Dianetics: The Modern Science of Mental Health » a été publié pour la première fois en mai 1950. Ce livre est devenu le manifeste de la Dianétique et a servi de base à l’établissement de groupes et d’organisations dédiés à la pratique de cette nouvelle « science ». La réception de la Dianétique a été un mélange de fascination publique et de scepticisme académique. Face au succès grandissant de la Dianétique, plusieurs organisations et écoles ont été créées pour formaliser et diffuser ses enseignements. La transition de la Dianétique à la Scientologie représente une étape clé dans l’évolution des idées et des organisations fondées par L. Ron Hubbard. Même si la Scientologie a largement supplanté la Dianétique en termes d’attention médiatique et de portée organisationnelle, la Dianétique continue d’exister comme un élément fondamental de la doctrine de la Scientologie.

Fondation de la Scientologie

La Scientologie a officiellement été fondée en 1952, à la suite de la dissolution de la Dianetics Foundation. Les premiers membres étaient principalement d’anciens adeptes de la Dianétique, attirés par les nouvelles dimensions spirituelles et religieuses que la Scientologie promettait. La Scientologie est construite sur un ensemble complexe de croyances et de pratiques. Au cœur de la doctrine se trouve le « Thétan », l’âme ou l’esprit immortel qui a vécu à travers plusieurs vies passées et continuera à vivre dans des vies futures. La structure de la Scientologie est hiérarchique et fortement centralisée, avec l’Église de Scientologie en tant qu’entité organisationnelle dominante.

Expansion et Controverses en Scientologie

La croissance de la Scientologie a été rapide, mais pas sans controverse. L’église a été critiquée pour ses méthodes de recrutement agressives, ses frais élevés pour les services religieux et les allégations de mauvais traitements envers ses membres. La Scientologie a connu plusieurs événements et jalons majeurs qui ont façonné son histoire et sa perception publique. L’église a été impliquée dans diverses batailles juridiques, notamment avec les gouvernements et les organisations qui contestent son statut de religion. L’implication de célébrités dans l’église a joué un rôle significatif dans sa popularité et sa visibilité médiatique. À l’heure actuelle, la Scientologie demeure une organisation controversée mais influente, continuant de croître en termes de membres et de ressources financières.

Vie Personnelle

L. Ron Hubbard s’est marié trois fois au cours de sa vie. Chaque mariage et relation a eu un impact significatif sur lui, tant personnellement que professionnellement. Ses relations ont souvent été sujettes à controverse et ont été étroitement liées à son travail dans la Scientologie et la Dianétique. L. Ron Hubbard a eu sept enfants issus de ses mariages. La dynamique familiale a été complexe, notamment en raison de son implication profonde dans la Scientologie. En dehors de son travail intense dans la Scientologie et la Dianétique, L. Ron Hubbard avait plusieurs hobbies et centres d’intérêt qui ont reflété sa personnalité complexe. L. Ron Hubbard avait un style de vie qui était à la fois fascinant et souvent controversé. Il était connu pour sa personnalité charismatique et ses goûts extravagants. Les affaires financières de L. Ron Hubbard ont été un sujet de grand intérêt et de controverse. L. Ron Hubbard avait une relation complexe avec ses adeptes et ses critiques.

Déclin et Mort

À la fin de sa vie, L. Ron Hubbard s’est largement retiré de la vie publique, vivant dans un isolement presque total. Dans les dernières années de sa vie, L. Ron Hubbard a fait face à plusieurs problèmes juridiques et financiers. Au cours des dernières années de sa vie, la santé de L. Ron Hubbard a nettement décliné. Selon les rapports officiels, il est décédé le 24 janvier 1986 d’une hémorragie cérébrale. La mort de L. Ron Hubbard a été officiellement attribuée à une hémorragie cérébrale. Cependant, en raison de son isolement et du manque d’informations fiables, les circonstances entourant son décès sont restées floues.

L’impact de L. Ron Hubbard et de la Scientologie sur la culture populaire est indéniable. L. Ron Hubbard a laissé derrière lui un corpus d’œuvres qui vont bien au-delà de la Scientologie. L. Ron Hubbard laisse derrière lui une réputation posthume qui est autant célébrée que critiquée. Pour certains, il est un pionnier dans le domaine de la spiritualité et de la psychologie, tandis que pour d’autres, il est un personnage controversé dont les pratiques et les enseignements sont considérés comme discutables. La vie de L. Ron Hubbard est un mélange complexe d’exploration, de controverses, et d’innovations spirituelles et philosophiques. Son héritage, tout comme l’homme lui-même, est sujet à une polarisation intense, oscillant entre la dévotion fervente et la critique sévère.

Contre coups

Années 1950

  • 1951 : La « New Jersey Board of Medical Examiners » poursuit la Dianetics Research Foundation pour enseignement de la médecine sans licence.
  • 1952 : Dissolution de la Dianetics Foundation, qui avait été initialement fondée pour propager les enseignements de la Dianétique.

Années 1960

  • 1963 : Le 4 janvier, des agents de la FDA (Food and Drug Administration) aux États-Unis perquisitionnent les bureaux de la Scientology Church of Washington, D.C., saisissant plus de 100 Électromètres (« E-meters ») et des tonnes de littérature.
  • 1965 : Les autorités australiennes interdisent la Scientologie dans l’État de Victoria, suivant les recommandations du Rapport Anderson.
  • 1967 : La révocation du statut d’exonération fiscale de l’Église de Scientologie par l’IRS (Internal Revenue Service) aux États-Unis.

Années 1970

  • 1970 : Des pays comme l’Angleterre, la France et certaines régions de l’Australie interdisent ou restreignent les activités de la Scientologie.
  • 1971 : La publication du livre « The Scandal of Scientology » par Paulette Cooper, qui deviendra elle-même une cible de la campagne de harcèlement de l’Église appelée « Opération Freakout ».
  • 1977 : Le 8 juillet, le FBI effectue des raids dans les bureaux de l’Église de Scientologie à Los Angeles et à Washington, D.C., saisissant des documents et des dossiers.

Années 1980

  • 1980 : L. Ron Hubbard entre en mode « clandestin » et a très peu de contact avec l’extérieur, y compris avec les membres de la Scientologie.
  • 1982 : Des membres de l’Église sont condamnés pour infiltration, écoutes téléphoniques illégales et vol de documents du gouvernement américain.
  • 1983 : Publication du livre « L. Ron Hubbard: Messiah or Madman? » par Bent Corydon et L. Ron Hubbard Jr., qui critiquent sévèrement Hubbard et la Scientologie.

Harry « A » Chesler

Harry « A » Chesler, une icône de l’âge d’or de la bande dessinée américaine, a laissé une empreinte indélébile sur l’industrie du divertissement. Né dans le mystère de son lieu de naissance en 1897 ou 1898, Chesler a grandi dans la tranquillité d’East Orange, dans le New Jersey, où il a développé sa passion pour les arts. Après avoir servi pendant la Première Guerre mondiale, il a fait ses premiers pas dans l’industrie de la bande dessinée en tant qu’homme d’affaires astucieux et créatif. En établissant le premier studio de « packaging » de bandes dessinées à Manhattan, Chesler a rassemblé un groupe de talents qui ont contribué à faire de son studio un acteur majeur de l’âge d’or. Son héritage dans l’industrie de la bande dessinée perdure, et son nom restera à jamais associé à cette époque florissante de la bande dessinée américaine.

Harry « A » Chesler, né le 12 janvier 1897 ou 1898, est un personnage qui a marqué l’histoire de la bande dessinée américaine. Sa naissance est entourée de mystère, certaines sources indiquant qu’il est né à Kaunas, dans le gouvernorat de Vilna, tandis que d’autres soutiennent qu’il a vu le jour à Jersey City, dans le New Jersey, aux États-Unis.

Son nom de naissance pourrait être Aaron Czesler, surnommé Ari, l’équivalent phonétique de Harry. Ses parents, de confession juive, se sont mariés en 1895 et ont eu deux autres enfants, Lena et Sadie. En 1903, la famille a émigré aux États-Unis et a changé son nom pour Chesler, un nom qui allait devenir synonyme de l’âge d’or de la bande dessinée.

Harry a grandi à East Orange, dans le New Jersey, une banlieue tranquille où il a passé une enfance heureuse. Il fréquente l’East Orange High School, où il obtient son diplôme en juin 1915. Après l’école, il a travaillé dans l’épicerie de son père et dans le commerce de meubles, acquérant une expérience précieuse qui allait lui être utile plus tard dans sa carrière.

En 1917, la famille Chesler a déménagé dans le Bronx, à New York. Là, le père de Harry a acheté une entreprise de gros en épicerie à l’adresse 1493 Zerega Avenue, et la famille a emménagé à proximité, au 2903 Lyon Avenue. C’est à cette époque que Harry Chesler a commencé à montrer des signes de son esprit d’entreprise et de son sens des affaires.

Le 12 septembre 1918, Harry Chesler s’ inscrit au service militaire. Il a servi en tant que soldat dans l’armée américaine pendant la Première Guerre mondiale, une expérience qui a sans doute contribué à forger son caractère et à renforcer sa détermination.

Après sa démobilisation en 1919, Chesler est retourné au New Jersey. Il a vendu des publicités pour The Jersey Journal et a vécu au 1463 East 100th Street à Jersey City. Il a également travaillé pendant un certain temps au Philadelphia Public Ledger, où il a adopté son faux prénom.

En avril 1923, il possède la société de publicité extérieure Harry « A » Chesler Company, située au 15 Beecher Street à Newark, dans le New Jersey. En 1928, il a acheté une propriété d’été de 90 acres dans la section Succasunna de Roxbury Township, dans le New Jersey, et a ouvert une laiterie en parallèle.

La vie de Harry « A » Chesler est un témoignage de persévérance et de détermination. De ses humbles débuts à East Orange à son ascension dans l’industrie de la bande dessinée, il a toujours suivi son propre chemin, faisant preuve d’une audace et d’une ambition qui ont fait de lui une figure emblématique de l’âge d’or de la bande dessinée.

Après avoir servi son pays pendant la Première Guerre mondiale, Harry « A » Chesler a repris le cours de sa vie civile avec une détermination renouvelée. Il est retourné au New Jersey, où il a commencé à vendre des publicités pour The Jersey Journal, un quotidien régional respecté. Il vivait alors au 1463 East 100th Street à Jersey City, un quartier animé qui lui a sans doute offert une source d’inspiration pour ses futures créations.

Chesler a également travaillé pendant un certain temps au Philadelphia Public Ledger, un journal reconnu pour son journalisme de qualité. C’est là qu’il a adopté son prénom fictif, une lettre « A » qui, selon lui, pouvait signifier « anything » (n’importe quoi). Cette fantaisie reflète bien le caractère audacieux et créatif de Chesler, qui n’a jamais hésité à sortir des sentiers battus.

En avril 1923, Chesler franchit une étape importante dans sa carrière en devenant propriétaire de la société de publicité extérieure Harry « A » Chesler Company, située au 15 Beecher Street à Newark, New Jersey. Cette entreprise lui a permis de se faire un nom dans le monde des affaires et de développer ses compétences en marketing et de publicité, des compétences qui lui seraient très utiles dans sa future carrière dans l’industrie de la bande dessinée.

En 1928, Chesler a fait un autre investissement stratégique en achetant une propriété d’été de 90 acres dans la section Succasunna de Roxbury Township, New Jersey. Il a également ouvert une laiterie en parallèle, montrant une fois de plus son esprit d’entreprise et sa capacité à diversifier ses activités.

Cependant, c’est en 1935 ou 1936 que la carrière de Chesler a pris un tournant décisif. Il a alors établi un studio à Manhattan pour fournir du contenu de bande dessinée aux éditeurs qui testaient les eaux du médium émergent. Le « Chesler shop », comme on l’appelait informellement, était le premier « packager » de ce genre, et allait être suivi par des entreprises comme Eisner & Iger et Funnies Inc.

Le studio de Chesler a offert du travail à de nombreux artistes et écrivains, dont Jack Cole, Jack Binder, Otto Binder, Charles Biro, Mort Meskin, et bien d’autres. Ces talents ont contribué à faire du studio de Chesler un acteur majeur de l’âge d’or de la bande dessinée.

Les premières publications de Chesler, Star Comics et Star Ranger, ont été produites par sa propre entreprise, Chesler Publications, Inc. Ces bandes dessinées ont été bien accueillies par le public et ont permis à Chesler de se faire un nom dans l’industrie de la bande dessinée.

Vers la fin des années 1930, l’entreprise de Chesler était en plein essor. Il a réussi à naviguer avec succès dans le monde de la bande dessinée, un monde qui était encore en train de se définir. Son succès est un témoignage de son esprit d’entreprise, de sa créativité et de sa capacité à reconnaître les opportunités.

La carrière de Chesler dans la bande dessinée était bien lancée. Il avait réussi à s’imposer dans un domaine nouveau et en constante évolution, et avait ouvert la voie à de nombreux autres artistes et écrivains. Mais ce n’était que le début de son voyage dans le monde de la bande dessinée. Les années à venir allaient voir Chesler continuer à innover et à influencer l’industrie de la bande dessinée, laissant une empreinte indélébile sur l’âge d’or de la bande dessinée.

La carrière de Harry « A » Chesler dans le monde de la bande dessinée a véritablement commencé en 1935 ou 1936, lorsqu’il a établi un studio à Manhattan. Ce studio, conçu pour fournir du contenu de bande dessinée aux éditeurs, a marqué le début d’une ère nouvelle dans l’industrie de la bande dessinée.

Le studio de Chesler a été le premier « packager » de bandes dessinées de l’âge d’or, fournissant du travail à de nombreux artistes et écrivains qui allaient devenir des figures marquantes de l’industrie. Parmi eux, on compte Jack Cole, Jack Binder, Otto Binder, Charles Biro et Mort Meskin. Ces talents ont contribué à faire du studio de Chesler un acteur majeur de l’industrie de la bande dessinée.

Les premières publications de Chesler, Star Comics et Star Ranger, ont été produites par sa propre entreprise, Chesler Publications, Inc. Ces bandes dessinées ont été bien accueillies par le public et ont permis à Chesler de se faire un nom dans l’industrie de la bande dessinée.

Vers la fin des années 1930, l’entreprise de Chesler était en plein essor. Il a réussi à naviguer avec succès dans le monde de la bande dessinée, un monde qui était encore en train de se définir. Son succès est un témoignage de son esprit d’entreprise, de sa créativité et de sa capacité à reconnaître les opportunités.

Les autres marques de Chesler comprenaient Dynamic Publications, Harry « A » Chesler Jr. Publications, et Harry « A. » Chesler Feature Jr. Syndicate. Ces entreprises ont continué à produire des bandes dessinées tout au long des années 1940 et 1950, contribuant à l’âge d’or de la bande dessinée.

Le studio de Chesler a continué à fonctionner jusqu’en 1940, date à laquelle il a été réorganisé. Malgré les défis posés par la Seconde Guerre mondiale, Chesler a réussi à maintenir son entreprise en activité jusqu’en 1953.

La carrière de Chesler dans la bande dessinée est marquée par son esprit d’entreprise et sa capacité à s’adapter à un paysage en constante évolution. Il a su reconnaître le potentiel de la bande dessinée à un moment où beaucoup la considèrent encore comme un médium marginal. Grâce à son travail acharné et à sa vision, il a contribué à faire de la bande dessinée une forme d’art reconnue et respectée.

La carrière de Chesler dans la bande dessinée est un témoignage de sa passion pour l’art et la narration. Il a consacré sa vie à la création de bandes dessinées, contribuant à l’émergence de l’âge d’or de la bande dessinée. Son héritage continue d’influencer l’industrie de la bande dessinée aujourd’hui, et son nom restera à jamais associé à cette période florissante de la bande dessinée.

La vie personnelle de Harry « A » Chesler est aussi fascinante que sa carrière professionnelle. Le 4 janvier 1921, il épouse Hannah « Betty » Northay, une union qui donne naissance à deux fils, Harry A. Chesler, Jr. et Arthur Bernard Chesler. La famille Chesler s’installe à Succasunna, dans le New Jersey, où Harry avait acheté une propriété d’été de 90 acres en 1928.

Chesler était un homme dévoué à sa famille et à sa communauté. Il était connu pour son amour des arts et son engagement envers l’éducation. En 1976, il fait don de plus de 4 000 pièces d’art originales de bandes dessinées et de comic strips à la bibliothèque Friendship de l’Université Fairleigh Dickinson. Ce geste généreux témoigne de son désir de préserver l’histoire de la bande dessinée et de partager sa passion avec les générations futures.

Malgré son succès et sa notoriété dans l’industrie de la bande dessinée, Chesler reste un homme humble et discret. Il préfère la tranquillité de sa maison de Succasunna à la frénésie de Manhattan, et il passe le plus clair de son temps à travailler dans son studio ou à passer du temps avec sa famille.

Chesler meurt en décembre 1981, mais son héritage perdure. Son influence sur l’âge d’or de la bande dessinée est indéniable, et son nom est toujours associé à cette période florissante de l’histoire de la bande dessinée. Mais au-delà de sa carrière, c’est l’homme derrière l’artiste qui continue d’inspirer. Son dévouement à sa famille, son amour pour l’art et son engagement envers l’éducation sont autant de qualités qui font de Harry « A » Chesler une figure marquante de l’histoire de la bande dessinée.

L’héritage de Harry « A » Chesler dans l’industrie de la bande dessinée est indéniable. Son studio, le premier « packager » de bandes dessinées de l’âge d’or, a fourni du travail à de nombreux artistes et écrivains qui allaient devenir des figures marquantes de l’industrie. Parmi eux, on compte Jack Cole, Jack Binder, Otto Binder, Charles Biro et Mort Meskin. Ces talents ont contribué à faire du studio de Chesler un acteur majeur de l’industrie de la bande dessinée.

Chesler a également laissé sa marque en tant qu’éditeur. Ses publications, notamment Star Comics et Star Ranger, ont été bien accueillies par le public et ont permis à Chesler de se faire un nom dans l’industrie de la bande dessinée. Ses autres marques, Dynamic Publications, Harry « A » Chesler Jr. Publications, et Harry « A. » Chesler Feature Jr. Syndicate, ont continué à produire des bandes dessinées tout au long des années 1940 et 1950, contribuant à l’âge d’or de la bande dessinée.

Malgré les défis posés par la Seconde Guerre mondiale, Chesler a réussi à maintenir son entreprise en activité jusqu’en 1953. Son esprit d’entreprise et sa capacité à s’adapter à un paysage en constante évolution sont des qualités qui ont contribué à sa réussite et à son héritage.

L’héritage de Chesler ne se limite pas à sa carrière professionnelle. En 1976, il fait don de plus de 4 000 pièces d’art originales de bandes dessinées et de comic strips à la bibliothèque Friendship de l’Université Fairleigh Dickinson. Ce geste généreux témoigne de son désir de préserver l’histoire de la bande dessinée et de partager sa passion avec les générations futures.

L’influence de Chesler sur l’âge d’or de la bande dessinée est indéniable. Son travail a contribué à définir cette période florissante de l’histoire de la bande dessinée, et son nom restera à jamais associé à cette époque. Mais au-delà de sa carrière, c’est l’homme derrière l’artiste qui continue d’inspirer. Son dévouement à sa famille, son amour pour l’art et son engagement envers l’éducation sont autant de qualités qui font de Harry « A » Chesler une figure marquante de l’histoire de la bande dessinée.

Prize Comics, Crestwood

Le début

Au début des années 1940, un nouvel acteur fait son entrée dans l’industrie naissante de la bande dessinée. Crestwood Publications, fondée par Teddy Epstein et Mike Bleier, était une entreprise prête à avoir un impact significatif. Leur première grande entreprise était Prize Comics, un titre qui introduirait une multitude de personnages dans le monde de la bande dessinée. Parmi ceux-ci se trouvait K l’Inconnu, un personnage qui allait plus tard évoluer vers le Black Owl. C’était une époque d’innovation et d’expérimentation, et Crestwood était à l’avant-garde.

Cependant, c’est dans Prize Comics # 7 que Crestwood a vraiment innové. Ce numéro a vu l’introduction de  » Frankenstein  » de Dick Briefer, marquant le premier long métrage de bande dessinée d’horreur en cours. C’était une décision audacieuse, qui démontrait la volonté de Crestwood de repousser les limites et d’explorer de nouveaux genres. Le décor était planté pour que Crestwood fasse sa marque dans l’industrie de la bande dessinée.

L’arrivée de Simon et Kirby

Alors que Crestwood Publications continuait à s’établir, un développement important s’est produit qui allait façonner l’avenir de l’entreprise. Joe Simon et Jack Kirby, deux des personnages les plus influents de l’histoire de la bande dessinée, ont rejoint l’équipe de Crestwood. Leur énergie créative et leurs techniques de narration innovantes ont apporté une nouvelle dimension aux publications de Crestwood.

Simon et Kirby n’étaient pas que des employés ; ils étaient visionnaires. Ils ont créé des titres révolutionnaires comme Black Magic et Fighting American, chacun unique et captivant en soi. Black Magic a plongé dans le monde du surnaturel, tandis que Fighting American était une version satirique du trope de super-héros patriotique. Ces titres ont mis en valeur la diversité et la créativité que Simon et Kirby ont apportées à Crestwood, ouvrant la voie à des innovations encore plus importantes à venir.

La naissance de la bande dessinée romantique (1947)

En 1947, Crestwood Publications franchit une étape qui allait changer à jamais le paysage de l’industrie de la bande dessinée. Joe Simon et Jack Kirby, toujours du genre à repousser les limites, ont créé Young Romance, la première bande dessinée entièrement consacrée aux histoires d’amour et de relations. C’était une rupture avec les genres de super-héros et d’horreur qui dominaient l’industrie, et c’était un risque qui a porté ses fruits.

Young Romance a été un succès. Les lecteurs ont été attirés par les histoires relatables et les personnages complexes, et la bande dessinée a rapidement gagné un public dévoué. Le succès de Young Romance témoigne du génie créatif de Simon et Kirby et marque un tournant pour Crestwood. L’entreprise n’était plus seulement un acteur de l’industrie de la bande dessinée; c’était un avant-gardiste.

Le succès de Young Romance a déclenché un âge d’or pour Crestwood Publications. La société a élargi sa ligne de romance avec des titres comme Young Love, Young Brides et In Love, chacun offrant une perspective unique sur l’amour et les relations. Ces titres, tout comme Young Romance, ont trouvé un écho auprès des lecteurs et la popularité de Crestwood a continué de monter en flèche.

Parallèlement, Crestwood continue d’innover dans d’autres genres. Le titre d’horreur / suspense Black Magic a présenté le personnage de Silver Spider, un précurseur de l’emblématique Spider-Man. Cela témoigne de l’engagement de Crestwood envers la narration créative et la diversité des genres.

Pendant cette période, les titres de Crestwood se vendaient à des millions d’exemplaires. L’entreprise s’était solidement établie comme un chef de file dans l’industrie de la bande dessinée et son influence était indéniable. C’était l’âge d’or de Crestwood, une époque de succès, d’innovation et de leadership dans l’industrie.

Controverse et déclin (années 1960)

Cependant, les années 1960 ont apporté des défis pour Crestwood Publications. Une controverse a éclaté impliquant Joe Simon, Jack Kirby et Crestwood au sujet de la republication d’une vieille histoire de Crestwood dans le titre Mainline In Love. Ce différend a tendu la relation entre les créateurs et l’entreprise, jetant une ombre sur les succès précédents de Crestwood.

À peu près à la même époque, Crestwood s’est retrouvé dans le collimateur de l’Internal Revenue Service. L’entreprise a fait l’objet d’une enquête pour évasion fiscale, une accusation grave qui a encore terni la réputation de Crestwood.

Ces défis ont marqué le début d’un déclin pour Crestwood. En 1963, la société avait cessé de publier des bandes dessinées, marquant la fin d’une époque. Les bandes dessinées romantiques restantes ont été vendues à DC Comics, signalant un changement significatif dans l’industrie de la bande dessinée. Crestwood, autrefois leader et innovateur, n’était plus qu’un souvenir.

Héritage (années 1960 et au-delà)

Malgré les défis et le déclin éventuel, Crestwood Publications a laissé un héritage durable dans l’industrie de la bande dessinée. Les titres que Crestwood avait nourris et développés n’ont pas été oubliés. DC Comics, l’un des géants de l’industrie, a repris les bandes dessinées romantiques restantes, s’assurant que les histoires que Crestwood avait donné vie continueraient d’être racontées.

L’influence de Crestwood s’est étendue au-delà de ses titres. La société avait été un pionnier, repoussant les limites et explorant de nouveaux genres. L’introduction du premier long métrage de bande dessinée d’horreur en cours et la création de la première bande dessinée romantique ont été des jalons importants dans l’histoire de la bande dessinée. Ces innovations ont influencé les futurs personnages et histoires de bandes dessinées, façonnant profondément l’industrie.

Même si l’entreprise elle-même s’est évanouie, l’esprit de Crestwood a survécu. La créativité, l’innovation et la narration qui ont défini Crestwood Publications ont continué d’influencer l’industrie de la bande dessinée, cimentant la place de Crestwood dans l’histoire de la bande dessinée.

« L’Ascension d’un Empire »

Harry Donenfeld et l’Âge d’Or des Comics »

Introduction

Harry Donenfeld, un nom qui résonne avec une certaine puissance dans l’industrie de la bande dessinée. Né dans une humble famille d’immigrants, il a gravi les échelons pour devenir l’un des éditeurs les plus influents de son époque, introduisant des personnages emblématiques tels que Superman et Batman au monde. Son parcours, cependant, n’a pas été sans controverses, avec des allégations de liens avec le crime organisé et des accusations d’obscénité. Malgré ces défis, Donenfeld a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la bande dessinée. Cette biographie explore la vie et l’héritage de cet homme complexe et fascinant.

Chapitre 1 : Les Premières Années

Harry Donenfeld est né le 17 octobre 1893 à Iași, en Roumanie, une ville connue pour sa riche culture juive. À l’âge de cinq ans, il a quitté sa ville natale avec ses parents et son frère Irving pour traverser l’océan Atlantique et s’installer aux États-Unis. Ils ont posé leurs valises dans le Lower East Side de New York, un quartier vibrant de communautés d’immigrants.

La jeunesse de Harry a été marquée par une instabilité constante. Il a alterné entre l’école et la rue, naviguant entre les défis de l’éducation et les tentations des gangs de rue. Ces expériences ont forgé en lui une résilience et une ténacité qui allaient devenir des traits caractéristiques de sa personnalité. Malgré les difficultés, Harry a réussi à tirer des leçons précieuses de ces expériences, des leçons qui allaient s’avérer cruciales dans sa future carrière. 

Chapitre 2 : Le Début d’une Carrière

En tant que jeune adulte, Harry Donenfeld aspirait à plus que la vie ordinaire d’un travailleur. Il se voyait comme un homme d’affaires, un entrepreneur. Il a commencé sa carrière en tant que vendeur de vêtements à New York, un emploi qui lui a permis d’interagir avec une clientèle diversifiée et d’affiner ses compétences en persuasion. Son charisme et son talent pour la vente étaient déjà évidents à ce stade de sa carrière.

En 1918, un tournant significatif a eu lieu dans sa vie. Donenfeld a épousé Gussie Weinstein et, avec l’aide financière de ses beaux-parents, il a ouvert un magasin de vêtements à Newark, dans le New Jersey. Cette entreprise a marqué son premier pas dans le monde des affaires, lui offrant une expérience précieuse dans la gestion d’une entreprise commerciale. Cependant, cette première aventure commerciale n’a pas été sans défis. Le climat économique aux États-Unis à la fin des années 1920 était volatile, et les dépenses de consommation étaient en baisse. Malgré leurs meilleurs efforts, Harry et Gussie ont connu des difficultés financières, et en 1921, ils se sont retrouvés endettés. Cette période de lutte financière a été une expérience d’apprentissage cruciale pour Donenfeld, lui enseignant les réalités difficiles de la gestion d’une entreprise. 

Chapitre 3 : Entrée dans l’Industrie de l’Imprimerie

Face à la dépression économique et à l’échec de son magasin de vêtements, Harry Donenfeld a été contraint de trouver une source de revenus stable. Cela l’a amené à rejoindre l’entreprise d’imprimerie de ses frères, Martin Press, en tant que vendeur et quatrième partenaire. Ce fut un changement significatif dans sa trajectoire de carrière, passant du secteur de la vente au détail à l’industrie de l’édition.

Au cours des années 1920, Martin Press a connu une expansion substantielle de son capital. On suppose que Harry, en utilisant ses relations avec le gangster Frank Costello, a facilité le transport d’alcool, illégal pendant l’ère de la prohibition, en même temps que du papier de pulpe canadien légitime à travers la frontière. Cette entreprise a non seulement augmenté les profits de l’entreprise, mais a également élargi le réseau de Harry dans le monde souterrain.

En 1923, Harry a réussi à conclure une importante affaire de vente, en acquérant les droits pour Martin Press d’imprimer six millions de prospectus d’abonnement pour les magazines Hearst, tels que Cosmopolitan et Good Housekeeping. On attribue en partie le succès de cette affaire à ses contacts dans le monde souterrain, qui avaient des liens étroits avec le vendeur de journaux Hearst, Moe Annenberg.

Le succès de cette affaire a permis à l’entreprise de déménager de son ancien emplacement du centre-ville à un immeuble de douze étages dans le quartier de Chelsea. La même année a également vu l’émergence de l’acuité commerciale compétitive de Donenfeld. Il a pris le contrôle de Martin Press, forçant ses deux frères aînés à quitter l’entreprise et laissant Irving en tant que partenaire minoritaire et imprimeur en chef. Dans un geste symbolique, il a changé le nom de l’entreprise de Martin Press à Donny Press, marquant sa domination dans l’entreprise. 

Chapitre 4 : L’Ère des Pulp Magazines

Vers 1925, Harry Donenfeld a commencé une nouvelle aventure dans l’industrie de l’édition. Il a commencé à collaborer avec Frank Armer pour produire des lignes de « pulps de filles », un genre de magazines pulp qui présentaient du contenu risqué et sensationnel. Ces publications étaient diffusées sous différents noms de sociétés, ajoutant une couche de complexité et d’intrigue aux opérations commerciales de Donenfeld.

Donenfeld a acquis plusieurs pulps de filles, dont « Ginger Stories », « Pep Stories » et « Snappy Stories » de William Clayton. Ces magazines étaient publiés sous le nom de DM. Il a élargi son portefeuille en lançant d’autres magazines sur le même modèle, tels que « Hot Stories », « Joy Stories » et « Juicy Tales », sous les noms de Merwil et plus tard Irwin Publishing.

En novembre 1933, Donenfeld et Armer ont formé une société appelée Super Magazines. Cette société se spécialisait dans les pulps mixtes de filles/genres, produisant des titres comme « Spicy Adventure », « Spicy Detective », « Spicy Mystery » et « Spicy Western ». 

Cependant, cette entreprise n’a pas été sans controverse. Après avoir été accusé d’obscénité, Donenfeld a échappé de justesse à la prison et a décidé de changer le nom de Super Magazines en Culture Publications. Ce mouvement était une tentative de rebranding et de nettoyage de l’image de l’entreprise. Malgré les défis, l’implication de Donenfeld dans l’industrie des magazines pulp a marqué une phase significative de sa carrière, démontrant sa volonté de prendre des risques et de repousser les limites dans le monde de l’édition. 

Chapitre 5 : La Naissance des Super-héros

En 1929, Harry Donenfeld a tendu la main à un ancien client, Julius Liebowitz, en offrant du travail à son fils, Jack. Malgré leurs différences, Jack et Harry ont formé un partenariat redoutable, l’acuité financière de Jack complétant le talent de vendeur de Harry. Avec le soutien financier de Paul Sampliner, Irving Donenfeld en tant qu’imprimeur en chef, Harry en tant que vendeur, et Jack Liebowitz en charge des finances, ils ont lancé la Independent News Company en 1932. Ce fut une étape importante dans la carrière de Donenfeld, car il est devenu distributeur ainsi qu’éditeur.

En 1935, le Major Malcolm Wheeler-Nicholson a approché Independent News avec une proposition de relancer sa bande dessinée, New Fun. Malgré les faibles ventes précédentes de la bande dessinée et ses dettes, Donenfeld a accepté de la distribuer, mais avec une perte significative de droits pour Wheeler-Nicholson. Cela a conduit à la production de deux autres titres, New Comics et Detective Comics, sous la bannière de Detective Comics Inc. En 1938, à la suite d’un procès contre Wheeler-Nicholson pour non-paiement, Donenfeld a acquis Detective Comics Inc. et National Allied Publications de Wheeler-Nicholson dans leur intégralité.

La quatrième publication sous National Allied Publications était Action Comics (1938), qui a présenté au monde le super-héros, Superman. Malgré des réserves initiales sur le personnage, Donenfeld a été convaincu par sa popularité et sa rentabilité. Ce fut un tournant dans sa carrière, car il a non seulement bénéficié de ventes saines de bandes dessinées, mais a également profité de la commercialisation de produits dérivés tels que des jouets, des costumes et même une émission de radio mettant en vedette le personnage. 

Chapitre 6 : Élargir l’Influence

En plus de ses réussites avec National Allied Publications, Harry Donenfeld a également eu une participation dans un éditeur de bandes dessinées concurrent, American Comics Group (ACG). Cet investissement témoigne de l’acuité commerciale de Donenfeld et de sa compréhension du potentiel de l’industrie de la bande dessinée.

L’implication de Donenfeld avec ACG a commencé en 1943 lorsqu’il a aidé Benjamin W. Sangor, un partenaire de gin rummy et de voyage, à démarrer l’entreprise. Malgré le fait qu’ils étaient concurrents dans la même industrie, le soutien de Donenfeld à l’entreprise de Sangor souligne sa volonté d’explorer diverses opportunités commerciales. ACG a continué à publier jusqu’en 1967, avec sa distribution gérée par Independent News de Donenfeld.

Cette phase de la carrière de Donenfeld démontre son approche stratégique des affaires. En possédant des participations dans plusieurs entreprises au sein de la même industrie, il a pu diversifier ses investissements et atténuer les risques. Son implication avec ACG lui a également permis d’acquérir une perspective plus large de l’industrie de la bande dessinée, ce qui aurait été inestimable pour façonner ses stratégies commerciales. 

Chapitre 7 : Vie Personnelle

Au milieu de sa carrière florissante, la vie personnelle de Harry Donenfeld évoluait également. En 1918, il a épousé Gussie Weinstein. Cette union n’était pas seulement un engagement personnel, mais aussi un partenariat commercial, car les parents de Gussie ont fourni le prêt qui a permis à Harry d’ouvrir son premier magasin de vêtements. Cela a marqué le début du parcours entrepreneurial de Donenfeld.

Le couple a eu deux enfants : un fils, Irwin, né en 1926, et une fille, Sonia, affectueusement appelée « Peachy », née en 1928. Irwin a plus tard rejoint l’entreprise familiale, travaillant pour la firme de 1948 à environ 1968 et occupant les postes de directeur éditorial et de vice-président exécutif. Sonia, quant à elle, a épousé Fred Iger en 1947 et a eu deux enfants. Son mariage a pris fin par un divorce après 15 ans.

La vie personnelle de Donenfeld était étroitement liée à ses efforts professionnels. Sa famille a joué un rôle significatif dans ses opérations commerciales, et ses expériences personnelles ont influencé ses décisions commerciales. Malgré les exigences de sa carrière, Donenfeld a réussi à maintenir un équilibre entre sa vie personnelle et professionnelle, témoignant de sa résilience et de son adaptabilité. 

Chapitre 8 : Blessure et Mort

En 1962, un tragique accident a radicalement changé le cours de la vie de Harry Donenfeld. Une semaine seulement avant qu’il ne soit prévu de se marier avec sa deuxième femme, Donenfeld a fait une chute qui a entraîné une grave blessure à la tête. Cet accident a eu un impact profond sur sa santé, entraînant une perte de mémoire et des troubles de la parole dont il ne s’est jamais complètement remis.

Après sa blessure, la santé de Donenfeld a progressivement décliné. Il a passé ses dernières années dans une maison de soins, un contraste frappant avec la vie dynamique et trépidante qu’il avait menée en tant qu’éditeur prospère. Le 1er février 1965, Harry Donenfeld est décédé, laissant derrière lui un héritage qui continuerait à influencer l’industrie de l’édition pendant des années à venir.

La mort de Donenfeld a marqué la fin d’une époque dans l’industrie de la bande dessinée et du pulp magazine. Ses contributions à ce domaine, en particulier son rôle dans la popularisation de personnages de super-héros comme Superman et Batman, ont eu un impact durable. Malgré ses luttes personnelles et les défis qu’il a rencontrés dans sa carrière, l’histoire de la vie de Donenfeld reste un témoignage de sa résilience, de sa ténacité et de son esprit d’entreprise.

 Chapitre 9 : Héritage

Malgré sa disparition, l’influence de Harry Donenfeld dans l’industrie de l’édition ne s’est pas terminée avec sa mort. Ses contributions à l’industrie de la bande dessinée et du pulp magazine ont été reconnues à titre posthume lorsqu’il a été nommé parmi les lauréats par DC Comics dans la publication du 50e anniversaire de la société, « Fifty Who Made DC Great », en 1985. Cet honneur souligne l’impact significatif qu’a eu Donenfeld sur le développement et la popularisation des bandes dessinées, en particulier son rôle dans l’introduction de personnages de super-héros emblématiques comme Superman et Batman.

L’héritage de Donenfeld va au-delà de ses réalisations personnelles. Son fils, Irwin, a poursuivi le travail de son père dans l’industrie de l’édition, en tant que directeur éditorial et vice-président exécutif de l’entreprise familiale. Cette continuation du nom de Donenfeld dans l’industrie est un témoignage de l’influence de Harry et de l’impact durable de son travail.

De plus, les personnages et les histoires que Donenfeld a aidé à créer continuent de captiver les publics du monde entier. Superman et Batman, deux personnages qui ont été introduits sous la direction de Donenfeld de National Allied Publications, restent des figures emblématiques de la culture populaire. Leurs histoires ont été adaptées dans de nombreux formats, des films et des séries télévisées aux jeux vidéo et aux produits dérivés, consolidant davantage l’héritage de Donenfeld dans les annales de l’histoire de la bande dessinée. 

Chapitre 10 : Ombres et Allégations

Malgré son succès dans l’industrie de l’édition, la carrière de Harry Donenfeld a été entachée d’allégations de liens avec le crime organisé. Ces allégations ont commencé à émerger pendant l’ère de la prohibition, lorsque la vente d’alcool était illégale, ce qui a entraîné une montée du crime organisé. Donenfeld a été accusé d’avoir des connexions avec ce monde souterrain, bien que ces allégations n’aient jamais été prouvées.

L’une des allégations les plus notables concernait la publication de The Daily Racing Tab, un quotidien de courses hippiques. Il a été spéculé que cette publication a été réalisée avec la complicité des gangsters Lucky Luciano, Frank Costello et Arnold Rothstein. Cependant, ces allégations n’ont jamais été confirmées et restent à ce jour des spéculations.

De plus, la société d’impression de Donenfeld, Elmo Press, a reçu un contrat lucratif de Moe L. Annenberg, qui avait des liens avec des gangsters notoires de Chicago. Encore une fois, ces allégations n’ont jamais été prouvées, mais elles ont contribué à l’image controversée de Donenfeld.

Enfin, Donenfeld a formé Independent News Distribution (IND) avec Paul Sampliner, qui s’occupait de la distribution de diverses publications, dont certaines étaient considérées comme indécentes et ont conduit à des accusations d’obscénité. Ces accusations ont été un autre coup dur pour la réputation de Donenfeld, bien qu’il ait réussi à éviter une condamnation.

Ces allégations et controverses ont ajouté une couche de mystère et d’intrigue à la vie de Donenfeld. Bien qu’elles aient jeté une ombre sur sa carrière, elles ont également souligné la complexité de son personnage et la nature tumultueuse de l’industrie de l’édition à cette époque. 

Harry Donenfeld, born in Iași, Romania in 1893, was a figure who straddled the worlds of publishing and organized crime. His journey from the Lower East Side of New York to the heights of the comic book industry was marked by a series of alliances with underworld figures, making him a controversial figure in the annals of American publishing.